Baston (vivelavie)

 

Je sais pas pourquoi... Mais j'y suis allé. C'était absurde... Je savais bien qu'Adeline ne m'aimait pas, se moquait de moi. Mais elle voulait qu'on parle : moi, son mec et elle. J'y suis allé. J'ai pris le train, je suis descendu à Thun-le-Paradis. J'ai monté les marches de la passerelle et arrivé à l'autre bout je les ai aperçus. Ils étaient là : tous en bas, avec leurs gueules hurlantes de haine. Ils voulaient ma peau... Ils allaient l'avoir. En plus d'Adeline et son mec y avait un petit noir, l'air méchant, les heures d'écoute de Skyrock étaient certainement la cause de la détermination qu'évoquait son regard, rempli d'un abrutissement qu'on ne devinait nullement éphémère. J'avais peur, mais il fallait descendre l'escalier, il fallait se battre, laver l'affront. Alors j'y suis allé. J'ai descendu l'escalier.
De toutes façons mes jambes avançaient toutes seules, le reste de mon corps suivait pendant que mon âme tapait de toutes ses forces contre mes tempes pour se barrer... Je me suis avancé vers eux. Le mec d'Adeline m'a demandé : « tu vas faire quoi ? »Je n'ai pas répondu, mais j'ai levé mon poing dans sa direction. ..
Il a commencé à me cogner. Je me souviens m’être pris une trentaine de coups ça faisait comme un choque électrique à chaque fois. J'ai fini par tomber. Il a continué à me cogner... Ça a sûrement duré une minute, une interminable minute. Je n'ai pas touché une fois mon adversaire... Un vieux et des mamans sont intervenus pour me sauver, des gens ont criés « ça suffit ! en plus vous êtes à deux sur lui ! ». Le mec d'Adeline leur a rétorqué « ouais mais il traite ma meuf de pute ». Moi je parlais plus, si j'avais parlé ma voix aurait trahi ma détresse elle aurait été pleine de sanglot et pas de testostérone. Le petit noir a récupéré mon téléphone et l'a jeté derrière une clôture. Puis Ils se sont tous éclipsés dans une fiat panda, Adeline conduisait elle n'avait pas prononcé un mot. Je suis parti les gens me regardaient, parlaient entre eux, rigolaient. J'ai pris le train dans l'autre sens. Dans le reflet de la glace et à ma grande surprise il n'y avait pas de marques justes deux bosse sur ma tempe. Les coquards sont arrivés le lendemain. J'ai passé ma soirée à vomir la nausée ne me quittait plus.

Je venais de tirer la chasse d'eau et je fixais le plafond blanc ma bouche avait un goût de sang et de vomis.

C’était un peu la suite de ça : CLIQUE OOOH !

Dans THE INTERNET. Là t'as le permalien.

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(J'déconne ça sert à rien)