Hey Johnny

En fait j'avais pas réalisé à quel point ça puait. J'étais obnubilé par les tâches de sang et le pus qui jouaient à merveille leur rôle informatif et décoratif. J'adorais le pus d'une certaine manière. Non pas que je m'en badigeonnerais le torse dans une baignoire mais disons que j'ai toujours été troublé par son blanc si précieux lorsqu'il faisait sa promenade accompagné de sa robe rouge. Il savait être mis en valeur autant qu'il n'avait aucune pudeur à sauter nu du rebord de sa fenêtre pour ricaner dans le jardin.

Bon ça commence à vraiment puer et même en respirant par la bouche je peux encore sentir le goût de cette odeur. Je vais sortir prendre un peu l'air. Dans mon quartier il n'y pas grand chose à voir si ce n'est des flancs de collines remplies d'arbres avec des chemins menant à des propriétés privées. Il y a quelques usines qui lui permettent d'arborer fièrement son statut de zone industrielle et des gens. On peut pas appeler ça autrement que des "gens" non seulement parce que personne ne fait vraiment bonne mine comparé à son voisin et à part l'usine Façonnable quelques centaines de mètres plus loin de chez moi il n'y rien qui puisse porter un titre honorifique. Quelques arabes et 3 pédés se battent en duel mais au fond ça pue le fond de cuvette social.

J'avais passé une vie entière à monter et descendre ma vieille route pour copuler avec la faune locale. J'avais passé du temps à regarder les arbres devant chez moi en me demandant s'ils étaient capable d'engloutir tout le CO2 avant que celui-ci ne passe par ma fenêtre. J'avais entendu régulièrement mes voisins claquer du talon tous les matins lorsqu'ils allaient travailler. J'avais horreur d'entendre les oiseaux piailler avant que je puisse m'endormir.

Je me faisais un peu chier.

Bon on dira ce que l'on veut mais être normal ça apporte son lot de souffrance. Ça ne donne pas assez de courage pour sortir un disque de rap inspiré de "Fait Réelle" mais ça permet aussi d'éviter les problèmes de riche genre quelle prostituée ukrainienne je vais aller acheter aujourd'hui. Ça donne la possibilité de s'en sortir mais pas l'envie.

Quand j'étais assez jeune j'ai souvent rêvé de pouvoir faire disparaître toute disgrâce de mon corps en tirant sur un poil de nez. C'est ainsi que j'ai aussi appris à m'arracher ceux-ci à la main et sans broncher. Au début je m'en branlais, en plus je bossais bien à l'école, genre dans les trois premiers puis au fur et à mesure en comprenant que pour qu'une fille soit love de ton body il fallait avoir souffert et que ça se voie dans tes yeux, j'ai choisi de plus travailler. Mais ça m'a prit genre une dizaine d'année parce qu'au début j'osais pas trop être une merde à l'école. Finalement j'ai eu mon bac et je sentais bien que j'avais loupé quelque chose.

Mes premiers doigts calés firent grâce sur une fille qui n'avait que ma pathétique envie de baiser pour seul atout de charme.

Je l'ai larguée après lui avoir pété l'hymen.

Quand on a 14 ans et qu'on désire apprendre le japonais pour écrire des scénarios de manga on se dit "ouais ben plus tard je vous niquerai tous". Finalement ton prof te nique en t'envoyant en SES. C'est à cette époque là que ma collection devenait légèrement conséquente et pour le moins voyante.

J'ai tenté d'avoir des passions, des amours, des principes (lol( et de la patience. Mis à part mon incroyable talent pour écouter les gens, je n'arrivais à rien qui puisse me rendre un tant soit peu confiant. Même aux jeux vidéos jme faisais baiser et c'était encore pire quand j'accostais une fille pour lui dire comme elle me faisait rêver quand je la regardais.

De la pisse de chat oubliée depuis 3 mois derrière un canapé tout ça.

Avec ma collection de pus je pouvais enfin m'exprimer et laisser une trace de ma personne dans le grand journal. Je m'étais éclaté les boutons depuis ma plus tendre adolescence dans un bocal afin d'en extirper une certaine satisfaction à savoir que cela était du passé. À cette époque je n'avais pas encore prévu ce qui se passe aujourd'hui mais il me semble en y repensant maintenant que tout ça n'était qu'une suite logique d'évènements concordant à me faire arriver à un point B.

Bordel j'espère qu'elle sera contente en arrivant chez elle.

En arrivant chez elle, Lucienne eu trois mouvements de pupilles écarquillées avant de s'effondrer lamentablement dans le sang gisant là, formant un marécage douteux avec le blanc du pus qui n'était évidemment plus blanc depuis quelques heures. Elle se réveilla et rien n'avait changé, une odeur semblable à celle de tes dents après 3 vomis lui étranglait la raison. La cassette vidéo de son fils en train de se branler sur les costumes de son mari tournait toujours. Elle ne bougea plus jusqu'à la fin des temps. Il fallait oublier cet instant et comme cela était impossible, elle le sentait bien, elle n'osait plus bouger ni penser, elle voulait fuir la confrontation terrible. Non seulement son fils lui avait prodigué une fabuleuse performance en vidéo mais il avait aussi pensé à laisser une lettre sur le frigo 'jai pa fini le poulet mas je pars, jettoufe ici".

Dans Créas perso. Là t'as le permalien. Et là tu peux voir les tags.

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(J'déconne ça sert à rien)