Le 31 decembre (vivelavie) suite et fin chronique d’Adeline

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C'était lundi soir. On était le 31, le 31 décembre. Dehors les gens festoyaient, je percevais quelques cris du haut de ma chambre au sixième étage d'un appartement vide. J'étais allongé sur mon lit et je fixais le plafond blanc. Mes coquards n'avaient pas encore totalement disparus. De ma chambre j'entendais les gens faire la fête. Ils jactaient, hurlaient leurs bonheurs, se cognaient les joues entre eux. J'avais des potes chez qui aller, mais je préférais rester seul chez moi. De toute façon je détestais mes potes.

Souvent durant les longues soirées sans sommeil vos erreurs et échecs se plaisent à vous tenir compagnie. Evidemment, moi je pensais à Adeline. Elle ne répondait plus à mes messages d'insultes. Une douleur me prenait au corps. Ce n'était pas une dépression. C'était beaucoup plus vif qu'une dépression. Mon cœur me brûlait à chaque battement et mes yeux étaient continuellement humides.
J'avais du mal à tenir mon regard dans la glace, j'évitais mon reflet. Mes mouvements étaient brusques et saccadés. Mon corps ruisselait et tremblait, se perdait dans un état second mais mon âme restait froide en stoïque. Tel un capitaine se rendant compte que quoiqu'il arrive son vaisseau sombrera. Il n'y avait plus d'issue possible.
C'est sans réfléchir que je pris la direction de la salle de bain, il y avait une multitude de glaces mais je parvins à éviter mon reflet en baissant adroitement la tête. Je cherchais les rasoirs. J'en avais une boîte pleine, des gillettes jetables à 3 lames. Cela me prit un temps fous d'extraire l'une des 3 lames du plastique a croire qu'on annonçait à chaque suicide par exsanguination la marque de rasoir du défunt.
Enfin, je tenais une lame dans ma main, je me disais qu'une légère entaille au niveau des artères de mes poignets suffirait. Je me suis allongé dans la baignoire et je me suis mis à fixer le plafond couleur parme. J'entrepris d'effectuer le fatal geste à l'aveugle en fixant le plafond dont j'aimais la couleur chaude. Je ne tremblais plus, mais je pleurais et j'avais de la morve plein le nez. Mon cœur battait à tout rompre. J'avais peur.
La douleur fut peu vive un liquide chaud coula immédiatement le long de mon poignet droit. Je voulais m'occuper de l'autre poignet mais j'avais des fourmillements et ma main gauche perdait de sa sensibilité. J'y parvins finalement. Le sang perlait désormais aussi à droite mais moins abondement qu'à gauche. Soudainement je ressentis une sensation de bien être :  une décharge d'endorphine fut libérée dans mon corps, comme on sabre une bouteille de champagne avant l'apocalypse. La vie quittait ma chair au rythme des battements de mon cœur, chacun d'eux me rapprochait un peu plus de la mort. Peu à peu mes pensées se firent moins précise, des images vagues et irréelles comme celles que l'on entrevoit dans les rêves et cauchemars défilèrent sous mes yeux. Il me semblait que je m'évaporais dans un nuage d'éther. Je vis mon corps inerte dans la baignoire, ma mère rentrer dans la salle de bain hurler puis pleurer. Je voulais la consoler mais je n'étais plus là. J'étais au-dessus.

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Ça faisait un moment que je n'avais pas été chez le coiffeur. De toute façon ce ne serait pas pour aujourd'hui on était le 31 janvier et tous étaient surchargés de connards et salopes désirant un dégradé ou un carré bien lisse pour le nouvel an. J'allais pas non plus faire la queue avec ces déchets.
J'avais des rasoirs dans ma salle de bain j'ai donc opté pour un un rasage intégral du crâne. Je me coupais un peu mais rien de bien grave. Ce soir j'allais à la soirée d'Adeline il fallait que je me fasse beau. Elle avait organisé une fête dans la villa de ses parents, évidemment je n'avais pas était invité, mais je comptais participer à la soirée. D'ailleurs la veille, j'avais réalisé quelques emplettes dans une cave de la tour vega afin de ne pas me présenter les mains vides à la fête.
Abubakar un vieux pote de collège s'était recyclé après un BEP commerce dans la vente d'arme de guerre. Il  avait pas mal de trucs un stock notamment venant de l'est. Il m'a montré un AK-47 « comme neuf » à « 300 euros un prix d'ami » me précisa-t-il. Abubakar avait aussi des grenades artisanales mais il m'avait prévenu que certaine n'exploiteraient pas. Il  fumait pas mal de shit coupé au pneu ça le rendait un peu parano. Mais tout de même pas au point de me demander pourquoi je voulais une arme de guerre. Finalement, je ne lui ai pris que l'Ak-47 avec des recharges de munitions. Ça m'a coûté  600 euros nets. C'était un peu cher mais heureusement j'économisais de longue date l'argent que m'offrait ma grand-mère pour mon anniversaire.
J'avais aussi acheté du rouge à lèvre, je m'en suis par pure coquetterie recouvert le visage et le crâne. Je voulais ressembler à fantomas mais en rouge. Mes yeux étaient injectés de sang. Il en ressortait quelque chose de monstrueux, de viscéralement mauvais. Je n'étais  à partir de ce moment plus réellement un homme. J'étais un monstre et cela me plaisait. Toutes mes actions étaient effectuées d'un étonnant sang froid. Je n'avais plus peur de rien.
Je suis arrivé chez Adeline aux alentours de 23 h. Il y avait l'air d'y avoir pas mal de monde, la musique était à fond et on entendait maitre gim's bêler à 200 m à la ronde. L'ambiance commençait à monter, mon cœur à battre un peu plus fort.

J'ai sonné à la porte. J'avais mon AK-47 prêt à faire feu en main. Adeline a ouvert. Elle a tout de suite criée, elle était terrorisée, moi j'ai souri. Je me suis brutalement avancé vers elle, l'ai coincé contre le mur et lui ai ordonné de se retourner : elle s'est exécutée sous la menace du canon. J'ai sorti ma bite et j'ai déchiré le bas de sa robe de traînée.
Elle n'arrêtait pas de crier alors des invités de la soirée sont venus voir ce qu'il se passait. J'ai tiré une rafale dans leurs directions pour calmer leurs ardeurs naissantes de héros. Ils ont pour la plupart détallés en hurlant, d'autres sont tombés à terre surement mort. J'ai réussi à pénétrer Adeline, je bandais comme jamais mais cette salope ne mouillait pas. Je lui mettais de gros coups de boutoir, tellement violent que ça chatte pissait le sang. J'ai fini par jouir je l'ai lâchée et elle s'est écroulée par terre en larmes et avec une fontaine rouge entre les cuisses. Je ne l'ai pas achevée. Elle me dégouttait comme toute femme dégoutte un homme après l'éjaculation.
J'entendais des sirènes approcher. Je suis entré dans le salon, tout était désert un parfum de lendemain de fête galante régnait. Je demeurais immobile et songeur au milieu du salon l'épicentre de cette soirée avortée et violée. Il restait du punch je m'en suis servi un verre à côté d'un macabé que j'avais abattu pendant le viol d'Adeline. C'était le petit noir qui avait jeté mon téléphone l'autre fois. "A la tienne fils de pute" lui lançais- je. Des flics l'arme au poing sont brutalement apparu dans la pièce je me suis retrouvé encerclé en un rien de temps. L'un d'eux à hurler « fait pas le con lâche ton arme ». J'ai lâché mon verre de punch et pointé mon fusil d'assaut en direction du gardien de la paix. J'ai vu mon corps transpercé de part en part sous les balles, mes jambes fléchirent et les visages crispés des policiers éclairés par les flammes de leurs canons. Je voulais les insulter et tirer mais je n'étais plus là.

Et toi t'es plutôt suicide ou tuerie ?? mdr ! donne ton avis dans les commentaires ! 😉

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