Article de musique 2 – la Déprime

Yu Gi Oh les internautes ici Serge, voici le deuxième article de musique réclamé par une foule en délire menée par Napinap qui milite depuis maintenant 2 mois devant le siège d'MPSI à Paris. Je cède donc à la pression médiatique et j'ai le plaisir d'ouvrir cet article avec une bonne blague : QU'EST-CE QUI EST JAUNE ET QUI ATTEND ?

En attendant que vous trouviez la réponse, vous aurez subtilement observé que le titre de l'article annonce des chansons pas drôles. Cet article était beaucoup plus compliqué à écrire pour moi que le premier parce que question gestion des émotions, je suis (un peu trop) bon, toujours dans le contrôle et la retenue. Je sais pas si c'est par peur ou si c'est naturel, on s'en branle, par contre pour ce qui est de trouver des chansons vraiment tristes et/ou déprimantes, je ne pense pas être le meilleur dealer de la côte Ouest parce que je ne suis pas un fin connaisseur en la matière. La plupart des musiques étiquetées "tristes" ont plutôt tendance à m'ennuyer, toujours avec un rythme lent, un piano, la voix un peu perdue d'une meuf qui en fait des tonnes pour rajouter des débuts de sanglots à chaque couplet. J'ai toujours l'impression que la musique "veut" qu'on soit triste, et j'sais pas c'est instinctif : j'ai pas envie d'aller où le morceau veut m'emmener, la démarche est trop obvious, ça m'énerve... Comme les passages tristes à coups de gros violons dans les films pour bien faire monter la tension dramatique, comme les rires pré-enregistrés dans les séries old, comme ta mère qui porte ces cuissardes tous les dimanches et qui m'envoie un emoji aubergine : ça marche pas. Donc il a vraiment fallu que je cherche dans les entrailles de mon gros dossier MP3 (lel) et j'ai réussi à sortir quelques trucs. Toutes les chansons de cet article m'ont fait chialer au moins une fois.

C'est donc très personnel et il est probable que ça vous fasse aucun effet, c'est pourquoi j'ai besoin de vous ! Vu que pour le coup je suis un peu une grosse merde, laissez toutes les choses qui vous passent par la tête dans les commentaires. Si tout le monde poste ne serait-ce qu'un clip, ce serait cool et ça permettrait à la communauté de pouvoir mieux déprimer. Voici le lien vers la Playlist (NOUVEAUTE : vous pouvez ajouter des choses aussi, feel free) : https://www.youtube.com/playlist?list=PLy_9anDQxeal0SjZx7Frp1nE4WAYxtwTN&jct=rDlOan-8A8OVdW0L25SuYiv---StOA

J'étais au collège et je rentrais du collège. Ma première copine Célia m'avait plaqué parce que j'étais "pas assez mature". Elle m'avait écrit ça sur un papier cheap rose avec des fleurs en filigrane. Je n'étais pas dévasté parce que je savais pas encore vraiment ce que ça voulait dire "sortir avec une fille" mais j'avais conscience que c'était "triste" ou que du moins je devais ressentir de la tristesse. Et puis y'avait ce clip qui passait sur MCM et ça m'a fait un truc, je me suis dit que c'était le moment. J'avais 11 ans et je crois que c'était la première musique qui m'a fait pleurer.

Labaz, Beethoveen mon gars sûr. AKOUDFIL, ILÉLA. Posé dans son canapé en train de faire semblant de prendre des notes avec un air sérieux, Ludwig nous pond un morceau taille de triste sérieux, c'est ouf. Il a fait pleurer des générations Lulu, mais wallah c'est trop bien ce qu'il a fait, il est super connu d'ailleurs, loooool.

Sigur Ros, on sort un peu plus l'artillerie lourde. Dans le même genre, je peux poster les deux vidéos qui viennent d'ailleurs toutes deux du même album sans nom

Ce sont deux morceaux que j'écoutais en boucle quand ma grand mère est morte y'a 10 ans. C'était vraiment puissant, j'étais paralysé par cette musique. Je crois que c'est la première fois que je ne pouvais pas m'empêcher de retenir mes larmes. Je prenais une conscience aigüe de la mort, je perdais un être cher, j'avais pas grand monde à qui en parler, mais la musique était là et à la fois m'enfonçait et me soutenait. Je trouve ça toujours aussi beau, c'est vachement apaisant, calme, on se dit qu'un jour on va crever aussi mais que dans le fond c'est pas si grave. Pourquoi avoir peur de la mort finalement.

Sonic Youth, très chouette groupe. Cette chanson parle aussi de mort, un des meilleurs amis du groupe que tout le monde appelait JC. En écoutant et en traduisant les paroles, on sent vraiment beaucoup d'affection, beaucoup de tristesse de la part du groupe. C'est une des rares chansons de l'album écrite par tous les membres, c'est sincère, authentique, et c'est peut-être un des meilleurs hommage qu'ils pouvaient lui faire. Ce qu'il y a de bien en tant qu'artiste, c'est que tu peux rendre virtuellement immortel ce que tu désires. Leur pote JC est mort, ils en font une chanson et on en parle aujourd'hui en 2018 alors qu'on l'a jamais connu.

Dresden Dolls, un groupe très chouette que je vous invite à découvrir si vous ne connaissez pas. J'écoutais cette chanson après ma première vraie rupture, j'étais monté à Paris en train et je chialais quand même pas mal. Le but de cette chanson n'était pas de rendre triste vu les paroles, mais elle m'a beaucoup touché.

Wooooooow... Alors cette chanson a eu un effet dingue sur moi. J'allais bien, j'étais à la fac, je bossais j'avais des soirées de prévu avec des potes et tout, life's good quoi, et je tombe par hasard sur cette chanson en fouillant chez un disquaire (la bonne époque du CD...) et là, c'était vraiment ouf. A la première écoute je me sentais pas très bien, je trouvais ça intéressant le côté progressif et plutôt bien foutu. Et puis je l'ai réécoutée plus tard dans la soirée. Et le lendemain, et tout le reste de la semaine. Et putain : je ne suis pas sorti de chez moi pendant une putain de semaine. Les autres chansons de l'album sont bien aussi, mais celle-ci m'a vraiment... Anéanti. J'avais plus le goût de rien, je remettais tout en question, je m'asseyais sur mon canapé-lit de chambre d'étudiant de merde et je me disais "mais putain, est-ce que je fais vraiment les bons choix ?" et plus déprimant encore : "même si je fais un mauvais choix, est-ce que c'est si grave ?" Je sais pas si c'était une déprime, c'était bien trop "bref" pour être qualifié cliniquement comme tel, mais je n'avais plus aucune volonté de rien. Peut-être que les choses allaient pas forcément bien et que cette chanson était une catharsis expresse, mais ce que je pense, c'est que j'allais quand même pas mal et que ce morceau était juste vachement trop puissant pour moi. Je l'écouterais aujourd'hui, je crois qu'il m'arriverait la même chose.

Une bonne crise de larmes à répétition dans les débuts de ma vie pro. La chanson parle de Louis Wain, j'en ai fait un article sur MPSI il y a 6 ans Lol ça nous rajeunit pas putain, mais Louis Wain c'est une histoire terrible qui est assez marquante. Tout est tragique dans sa vie, et cette chanson lui rend assez bien hommage.

J'aime beaucoup Smashing Pumpkins même si Billy Corgan a l'air d'être un gros con, et cette chanson m'a toujours rendu nostalgique. Elle fait vibrer des cordes sensibles avec trop de naturel et transmets vraiment une émotion. En s'intéressant aux paroles, on comprend pas grand chose concrètement, mais intégrées dans la chanson, ça pose une ambiance spéciale. Je sais pas comment dire, c'est pas défaitiste ni "triste", c'est un peu... Contemplatif ? C'est pas juste ça... J'aurais du mal à vraiment mettre des mots dessus, mais pour faire écho, je pense que la sensation que j'ai en écoutant ce titre est exactement la même que quand je regarde Gummo d'Harmony Korine Et comme j'arrive toujours pas vraiment à trouver les mots pour vous en parler, j'ai fait un tour sur senscritique :

"Pourtant le génie de Gummo tel que je le conçois, ne tient pas à grand chose. Au fond c'est juste un film culpabilisant qui te montre ce qui arrive à une ville qui se prend une tornade dans la tronche. C'est juste un film qui te montre ce qui arrive à des enfants quand les baraques sont en ruine, quand le chaos est partout et que les pères de famille sont morts, et que tout le monde essaye de faire semblant de vivre normalement, et que leurs vies ont sombré dans l'horreur à un point si insoutenable que leur notion de norme devient notre notion de l'absurde complet. C'est juste un film qui te présente toutes les déviances d'une ville dans laquelle certains se raccrochent à Jésus alors que moi je n'arrive plus à croire en Dieu à cause du film. Parce que bon, c'est juste un film qui mélange des images et extraits audio d'archives et du fictionnel, de façon à complètement foutre en l'air le recul qu'on peut avoir sur ce qu'on voit et ce qu'on entend. C'est juste un film qui te met la gueule dans notre monde de merde où on fait semblant de pas être au courant de ce genre de vies qui se sont jamais remises d'une catastrophe et que personne n'a jamais aidé, et que personne n'a jamais relayé l'information, le genre d'information que justement le film t'apprend, avant de te dire tu me dégoûtes à être assis tranquille à regarder ce film, dans ton petit semblant de vie qui ne tient à rien. Tout est ramené à un état d'adolescence, mal défini, jamais loin de l'erreur, toujours à deux doigts du sublime."

Le groupe est super si vous ne connaissez pas.

C'est old mais c'est super chouette je trouve. J'écoutais ça en faisant du skate pour aller au lycée, ça me faisait pleurer mais je savais pas vraiment pourquoi.

Salué par la presse, encensé par les critiques, récompensé par des prix musicaux et même étudié en musicologie C'est une musique qui rend vraiment triste, même si la série ne vous botte pas, la BO sérieux, c'est du lourd.

Dernière chanson troublante pour moi, sans aucune raison particulière, ça passait sur FIP et je me suis mis à chialer tout seul comme un gros con. C'est étrange parce qu'en plus la voix ne me plait pas forcément et ce n'est pas une "belle" musique, je sais pas pourquoi elle m'a fait autant d'effet, mais ouais, j'ai vraiment bien chialé, à fond, alors que vraiment j'étais oklm.

Voilààààà, y'a pas grand chose, désolé mais c'est pas mon sujet de prédilection, désolé les petits poulets. J'ai bien raconté ma life pour combler.

Je veux rien spoiler, mais le prochain article je pense qu'il y aura plus de matière.

Bisous les bigleux.

Dans THE INTERNET. Là t'as le permalien.

15 coms pour Article de musique 2 – la Déprime

  1. Tu ne sers à rien et personne ne t'aime dit :

    Tu promènes ta gueule de bois dans les rues de Paris la nuit

    Tu as bu pour oublier cette fenêtre qui te fait les yeux doux

    Tu hésites entre la corde et la veine

    Tu penses à elle mais elle ne pense pas à toi

    Tu la caresses dans tes rêves

    Tu pleures, seul dans ta chambre

    Ta mère est dépressive

    Ton père est toxicomane

    Tu n’es pas un enfant désiré

    Tu ne te rappelles plus la dernière fois que tu es sortie de chez toi

    Tu fais toujours le même cauchemar

    Tu vois des gens sans visage

    Tu les entends mais tu ne comprends pas ce qu’ils disent

    Cette fois ci tu ne te réveilleras pas

  2. euh dit :

    j’ai envie de me suicider comme vivelavie

  3. Le Dem dit :

    ok. Vivons heureux en attendant la mort.

  4. Il est où Gael ? dit :

    il sort quand le nouvel épisode de love handgun svp ?

    • Ronaldo Fils-Ainé (Directeur de la branche américaine de la société MPSI Limited) dit :

      Je peux pas en dire beaucoup plus mais disons qu’il devrait sortir dans les alentours du 9 juillet 2018 à 19 heures.

      La date officielle sera annoncée lors de la LoveHandgunCon, à Los Angeles.

  5. Anonyme dit :

    oui il sort quand

  6. Anonyme dit :

    alors voila la petite playlist que j’ai faite pour repondre à ton article, chaque morceau correspondant à un chapitre de la petite histoire du dessous ( le premier au chapitre 1, le deuxieme au chapitre 2, etc etc ) donc je vous conseil, si vous souhaitez lire, de mettre la musique correspondant au chapitre avant de lire le petit texte du chapitre 🙂

    playlist : https://www.youtube.com/playlist?list=PLTd3ynXgnQ468OJlSh16OmUow3t-yb6TI

    chapitre 1 – le rêveur
    ce son qui résonne lorsque le désir de partir nous impregne mais que la vie nous en empeche, alors on regarde par la fenêtre et on voit les oiseau migrateurs rois des libertés et de l’indépendance

    chapitre 2 – le flemmard
    allongé sur un matelas, pensant à tout ce que nous pourrions faire mais que notre état actuel nennous le permet pas, à cause de quelques alcools ou chaleur insurmontable. alors on reste las, à fixer le plafond moucheté de moustique volant autour d’une ampoule

    chapitre 3 – les regrets
    on se souviens de l’époque ou tout était plus simple. on se demande si le moment que nous vivont présentement nous paraîtra plus simple que la situation dans laquelle on se trouvera dans une dizaine d’années. la vie est-elle une courbe avec la complexité en guise d’abscisse ?

    chapitre 4 – l’errance
    on viens de quitter une soirée sur un coup de tête, mais on regrette. alors on se met à marcher seul dans les rues de nuit car notre fierté nous empeche de revenir et on se demande qu’est-ce qu’on rate, pourquoi on est parti, pourquoi.. pourquoi ??

    chapitre 5 – le rebelle
    en marchant on voit toutes les vitrine éclairés. à quoi ca sert. les publicité qui brillent de milles feus alors que la mairie n’avait malheureusement pas le budget nécessaire pour illuminer les monuments historiques qui dessinent des ombres voraces et jalouses en face des vitrines.

    chapitre 6 – le soliste
    on rentre on se couche, et on se sent idiot d’être parti. personne ne s’est inquiété de notre départ précoce. alors on se perd dans les courbe de notre couette en attendant le marchand de sable

    chapitre 7 – la repetition
    et on repart pour une journée de travail. encore la même. on rejoue la même piece pour la perfectionner encore et encore sauf qu’il n’y aura pas de grand final. en même temps un grand final de tableur excel à quoi ca ressemblerait ?

    chapitre 8 – la distance
    dans la journée on reçoit un message d’un ami proche. enfin avec le recul il n’est plus si proche, il a déménagé il y a 6ans et les après midi à faire les idiots ensemble nous semblent désormais bien loin..

    chapitre 9 – un peu d’action
    aujourd’hui on finit la journée de travail à 16h30, on se dit qu’on va faire un truc un peu foufou pour briser la monotonie. on va prendre un cigare et aller le fumer sur un banc publique, en esperant que quelqu’un remarque à quel point on est différent. mais personne ne s’attarde sur notre belle prestation, alors on regarde juste les joggeurs jogger, les baladeurs se balader, le vieux vieillir et les enfants grandir.

    chapitre 10 – le lac
    le week end arrive, on décide d’en faire un moment spécial, hors du temps. en même temps ca fait longtemps qu’on a pas pris un peu de temps pour nous. on va à un petit camping au bord d’un lac à 2h de route a peine. on se retrouve avec sois même, le premier jour c’est un bol d’air frais et ça fais du bien. mais quand viens le deuxieme jour on se rapelle que quand on est avec soit même on est surtout seul. quelle guigne. alors on rentre dans notre appart et on mange un morceau de brownie

    chapitre 11 – l’ennui
    comme on est rentré plus tot, il nous reste une apres midi à tuer. on cherche le meilleur outil pour effectuer la besogne, une biere ? non.. 2 bieres ? avec.. d’autre personnes. oui ca nous semble être une bonne option. ce que l’on avait pas pris en compte dans l’equation c’est que personne ne répondrait à nos solicitations et qu’on se retrouve dans un pmu à boire de la heineken seul car tout les bons rades sont fermés le dimanche apres midi. fichtre, en plus on a pris un coup de soleil au lac.

    chapitre 12 – besoin de changement
    apres ce superbe week end l’on retourne au travail, on se sent ressourcé. les premiers jours. mais ce fichu tableur nous sort par les yeux. encore une case, encore une case,, encre une case,,, enre ne cas,,,, enc,, enc une,, enc u c,,, e,,,

    chapitre 13 – le point
    un nouveau week end. chouette. la semaine passe vite quand on dors la nuit ET la journée. il est temps de changer. tout. le travail, nos habitudes. si on fait une rupture conventionnelle on pourra toucher le chomage le temps de trouver un autre taff. c’est une bonne idée, c’est même la meilleure qu’on ai eu jusqu’ici. notre coeur se gonfle d’espoir, de promesse et de désir d’incconu

    chapitre 14 – le meilleur lundi
    lundi arrive, mais notre décision est prise. on se rend au boulot comme d’hab. mais on se rend dans le bureau du patron, on gueule un bon coup on démissionne ! mais on a l’impression d’oublier quelque chose dans la précipitation et l’engouement de la situation. pas grave on y réflechira plus tard. maintenant on sort du batiment, libre, ENFIN ! il ne reste plus qu’à.. merde la rupture conventionnelle. cette putain de rupture conventionnelle. nos allocations de retour a l’emploi s’envolent avec notre bonne humeur. elles s’envolent avec tout.

    chapitre 15 – le choc
    14e jour apres notre démission. qu’est-ce qu’on a fait ? on se rapelle de quoi ? on regarde alentours. ah. oui. la montagne de cannettes de maximator, fier monument à notre stupidité nous rappelle vaguement ce qu’on a fait. ce monument mériterait-il un éclairage municipal ? haha sans doute. comme un phare pour les autre paumés, histoire qu’on agglutine du monde autour de nous, qu’on se sente moins débile, moins perdus, moins seuls..

    chapitre 16 – le depart
    les soirées alcoolisées à répétions dans l’appart nous auront valu une exclusion de l’immeuble, les voisins n’ont pas apprécié. ah oui, j’oubliais de vous dire que nous adorons chanter fort lorsque l’on a bu. mainteant il va falloir prier fort, pour n’importe quoi.

    chapitre 17 – de nouveaux amis
    ce changement si radical. d’employé logé, à chomeur sdf. enfin chomeur, sans allocations chomage mais bon. ce changement si radical nous tue peu à peu. chaque jour. non. chaque minute. le temps semble long. tout semble long, nos doigt aussi, c’est un peu rigolo mais on se rappelle qu’on a plus d’appart. alors c’est moins rigolo.

    chapitre 18 – déambulations
    il reste quelques sous au fond de notre compte courant. comment les utiliser. aucune idée. on devrais plutot penser à comment les economiser. alors on fait les 100 pas, la ville entiere faisant office de salon. on a fait bien plus de 100 pas et pourtant pas de solution. merdouille.

    chapitre 19 – souvenirs
    on se rappelle que nos camarades au collège aimaient bien quand on les dessinaient. on était plutot douée en caricatures. alors on va s’acheter un crayon HB et un bloc a dessin, on fait la manche artistique. « un portrait marrant monsieur ? » « un ptit dessin rigolo madame ?? » vachette, aucune considération pour les artistes. enfin artiste… on réussi néanmoins à faire quelques portrait.. encore heureux on les fait pour 2€, de quoi payer de la maximator héhé ! héhé… oui, pas de quoi rire finalement. finalement.

    chapitre 20 – départ
    décidément cette ville ne veut pas de notre talent. de toute façon plus rien ne nous retiens ici, il est temps de partir. on voyage léger de toute facon. on prend la route dont on se rappelle, celle du lac, mais à pieds c’est un peu plus long que 2h. la voiture ? ah oui elle n’est pas à nous, c’était celle de dylan. un mec. juste un mec. un ami ? non un mec.

    chapitre 21 – le pélerin
    sur la route on a le temps de reflechir. ça n’était finalement pas une si mauvaise chose cette demission. pas le sous mais on a le moral ! on regarde le ciel, il s’assombris et nous rappelle les ombres vorace des monuments sans éclairage. mais, pas le temps de réflechir, une averse s’abat sur nous. notre carnet de dessin est ruisé, notre crayon tombe dans notre recherche d’abris précipité et se brise. on est au sec, mais on a plus rien.

    chapitre 22 – le gouffre
    ces derniers jours on été difficiles. on marche comme les soldat somnambule de napoléon dans la campagne de russie. rien a manger. rien a espérer. juste une destination vague. et plus que quelques sous en poche. c’est le coup dur .

    chapitre 23 – la mauvaise rencontre
    on arrive finalement au lac, on s’installe à quelques centaines de metre du camping dans lequel on avait été quelques semaine plus tot. combien de semaines ? pfft on ne compte plus les jours, le temps ne signifie plus rien. on s’endors. on se reveille. mais pas comme d’habitude. c’est une lumiere bleue qui.. ah non elle est rouge ! ah non elle est bleue. rouge ? on cligne des yeux. ah bah oui. un foutu gyrophare. le camping sauvage est interdit. on se fait embarquer, et c’est pas notre dégaine qui va nous sauver. et hop garde à vue. on sors quelques heure apres, le comico était deja blindé. mais un homme nous attend à la sortie. « bonjour toi »

    chapitre 24 – la terrible rencontre
    « bonjour » qu’on lui répond. il nous propose un plan pour nous loger, il travaille à la croix rouge apparement et il y a un endroit, proche du lac pour les gens « paummés » comme nous. enfin un rayon de soleil, ENFIN. on l’accompagne et on discute en chemin, c’est un homme sensé, intelligent et cultivé. dieu que ça fais du bien d’avoir une conversation.

    chapitre 25 – je vous ai déjà dis qu’on avais fait une mauvaise rencontre non ? faites moi confiance et patientez un peu.
    on arrive à un grand batiment blanc, propre, accueillant. l’espoir de dormir dans un lit ce soir nous enchante au plus haut point. on entre. on nous donne des vetements propre. on nous donne une chambre. on s’allonge et on s’endors. ca fait du bien. le soleil nous réveille, il nous réchauffe les poignets et les chevilles. un peu trop. on ouvre les yeux. c’est pas le soleil. on est attaché. sur ce putain de lit. quand est-ce que.. boarf. ça ou autre chose, au moins on a un toit.

    chapitre 26 – je vous l’avais dis
    on attend. on bouge pas . de toute facon on peut pas. alors on regarde le ciel par la fenêtre et on repense à notre désir de liberté . haha. quelle connerie. les oiseau ne volent pas dans le ciel aujourd’hui. juste un gros rapace, guettant sa proie. guettant sa proie…

    chapitre 27 – que c’était une mauvaise rencontre.
    quelqu’un finit par entrer. nous coupe un pied. un pied ?? oui ca saigne, beaucoup. mais cette personne a la délicate intention de coteriser la plaie aevc un chalumeau. mmh de plus en plus etrange cette affaire. les évènement nous dépassent on est simple spectateurs on ne souffre plus, on ne pense plus, on agit pas. on observe.

    chapitre 28 – quand je dis un truc il faut me croire, pourquoi on ne me croie jamais ?
    apres cet incident la chance nous sourie enfin. notre nouveau moignon tout neuf ne tiens plus dans la sangle qui le retenais. une jambe de libre. on s’agite un peu. un peu beaucoup. merde ca fait du bruit. nos oreilles guettent le moindre son . c’est bon . rien. on s’agite beaucoup, les sangles se desserent et on peut deambuler dans le batiment. il est vide. des bequilles nous attendent, posées sur le mur. mais personne. personne. juste le bruit du vent au travers des fenetres ouvertes. alors on démabule comme on avait l’habitude de le faire. sauf que cette fois on a un pied en moins.

    chapitre 29 – si je te dis que tout ça va bien finir, tu me croirais ?
    nous voila avec des habits neufs . mais ils auront couté cher. notre pied . ah on l’aimais bien ce pied. dommage. mais le moignon fais mal mal, merde. il faut qu’on aille au commissariat, en ville, on trouvera de l’aide.

    chapitre 30 – non? haha je comprends
    on traverse un bois. il est long. tres long. il est sombre. tres sombre. et incroyablement silencieux. incroyablement… silencieux…

    chapitre 31 – tu ne voudrais pas me faire confiance juste pour cette fois ?
    enfin sortit du bois, on vois une jeune fille. charmante. elle remarque notre leger probleme de pied, et propose son aide. sa tendresse nous rappelle nos histoires d’amour passées.. ca nous semble si loin maintenant. tout est si loin. meme notre pied.

    chapitre 32 – tu vois, ça s’arrange
    elle nous amene en ville, on discute et on se regarde comme si c’etait la premiere fois qu’on voyait un visage humain. on traverse un passage pieton. on aurait pas dut tant se regarder. on aurait vu le petit dingo dans sa camionnette qui voulais impressionner ses collègues. enfin surtout elle. elle aurait du la voir cette camionnette. maintenant elle verra plus grand chose. on crois que ses yeux sont partis rejoindre notre pied on ne sais ou. en tout cas elle est morte. et nous.. nous on fuis, lachement.

    chapitre 33 – ça s’arrange pour nous du moins. je peut pas tout prévoir à l’avance
    on se pose sur un parking. il nous reste une dizaine d’euros en poche. quelques maximator. ca fera passer le choc? surement. voila on se saoule. sur un parking. la nuit tombe et on se saoule toujours. encore. le lampadaire gresille mais ca n’est pas agacant. il est comme vivant. on discute avec lui. et on est meme surpris car il nous répond. incroyable. on a trop bu peut etre. oui c’est cela. trop bu.

    chapitre 34 – qui peut se permettre de prévoir tout à l’avance hein ?
    heureusement l’accident n’a pas abimé les bequilles. on peut encore se déplacer pour aller ou ? encore à un autre magasin d’alcool ? ah . non . on a plus rien. alors on suit la route. mais on commence a avoir un peu faim quand meme. oui on a faim…

    chapitre 35 – toi ? tu penses savoir comment tout ça va finir ? laisse moi rire
    plus on marche. plus on est fier de marcher. hey, on a un pied en moins, et on gambade. le ventre vide. comment manger? la chasse semble etre une option qui n’entre pas dans nos compétences. la manche ? hey !! on vient d’avoir une idée. y a de l’herbe et des plante. les animaux en mangent bien. on se fais un bon repas de gazon et de plante qui poussent généralement sur le bord de la chaussée. mmmh c’est.. c’est.. mmmmmh !! c’est infâme. on lorgne alors sur notre pied restant qui semble plutot appétissant. « un de plus ou de moins.. »

    chapitre 36 – alors ce pied, on le mange… on le mange pas…?
    houla HOULA reprenons nos esprits. ca va pas la tête. on a besoin de ce pied. nous on continue à brouter. on reprend la route, et on repense encore aux monuments sombres de notre ville. on repense à tout ce qui nous a mené ici. on repense .. plus à grand chose et on marche.

    chapitre 37 – on le garde pour plus tard t’inquiete, quand on aura une plus grosse fringuale haha
    le temps semble extremement long. pas une ville à l’horizon. plus rien meme. qu’est-ce qui se passe? hey. hey hey hey c’est quoi ce bordel, y a meme plus de route, depusi quand elle a disparue ?? tu l’avais remarqué toi? pourquoi tu ne m’a rien dis? on est pourtant ensemble dans cette galère ! bordel . pardon.

    chapitre 38 – qu’est-ce que.. oui.. tout va bien.. ne t’inquiète pas, je controle l’histoire. oui. je sais parfaitement comment ca va se finir haha. evidemment. evidemment…
    qu’est-ce qu’on suit maintenant que.. à tiens il pleut. ca fait du bien. tiens ? la pluie fait un petit ruisseau, on le suit ? si ça te dis on fais ça. je ne sais pas trop ou aller maintenant que la route a disparue. faisons ça? suivons le ruisseau.

    chapitre 39 – tu vois, j’ai fais tomber la pluie. grâce a moi vous avez maintenant quelque chose à suivre. fais moi confiance.
    bon maintenant qu’on à l’air seul, je t’ai déjà parlé de cette fille ? ah non. c’est vrai, on ne se connait pas depuis si longtemps. pourtant on en a vécu des trucs ensembles… quoi ? ah oui la fille ! non. c’est juste une fille. juste une fille…

    chapitre 40 – arrêtez de discutez ensemble. le narrateur et le lecteur ne doivent pas DISCUTER, STOP !!
    haha oui mais maintenant que je lui ai parlé de la fille, on est amis. on va continuer de suivre ton ruisseau. ah ? c’est un fleuve maintenant. ah ? un océan ?? je sais faire les bateaux. tu m’aides ? on voguera ensemble !

    chapitre 41 – parlé de la fille ? quelle fille ? depuis quand tu connais des filles ? ah mais il est serieux, il va vraiment faire un bateau ce con. arrête, cet océan vous ne devez pas y aller !
    peu nous importe. regarde où ton histoire nous a menée. il n’y a plus rien. on a plus rien. il n’y a que notre bateau, et cet océan. on se doit d’y voguer.

    chapitre 42 – non, NON il y a des chose que vous ne devez pas voir. il y a des chose que vous ne pouvez PAS voir. vous ne devez pas… autre… coté.. océean.. il.. dangeureux..
    tiens c’est bizarre, tu l’entend toi aussi? sa voix s’estompe. haha on ne l’entend plus. bye mec ! non pas toi, lui. viens on va traverser cet océan ensemble.

    chapitre 43 – tu vois, il fallait avoir foi en moi.

    merci de m’avoir accompagné. cet océan est loin derrière nous désormais. d’autres viendrons mais on les traversera de la même manière. ensemble.

  7. j'ai envie de mourir dit :

    wahou gainsbourg est pas toujours un pédophile lourd dans ses chansons
    video:https://www.youtube.com/watch?v=5DeA8FPqWwc

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